Faire un site internet tient en huit étapes : objectif, outil, domaine, hébergement, textes, pages, obligations légales, mise en ligne. En Suisse, le domaine .ch coûte de 5 à 15 CHF par an, l’hébergement de 11 à 16 CHF par mois.
La technique va vite : WordPress s’installe en moins de cinq minutes. Ce sont les textes qui prennent le plus de temps. Et dès qu’un site collecte des données, la déclaration de confidentialité devient obligatoire.
Comment faire un site internet quand on n’est pas du métier ? En suivant huit étapes dans l’ordre, de la plus stratégique à la plus technique, sans en sauter aucune. Nous construisons des sites pour des PME de Suisse romande. Les prix cités ont été relevés chez des prestataires suisses le 6 octobre 2026, et les règles sont celles du droit suisse.

Les 8 étapes pour faire un site internet
Huit étapes suffisent, et les deux premières décident de toutes les autres :
- Définir l’objectif : ce que le site doit obtenir, et les pages qui en découlent.
- Choisir l’outil : constructeur, WordPress ou Shopify.
- Réserver le domaine : un .ch, de 5 à 15 CHF par an.
- Choisir l’hébergement : environ 11 à 16 CHF par mois, ou inclus dans un constructeur.
- Écrire les textes de chaque page avant de soigner le design.
- Monter les pages et les tester sur téléphone.
- Remplir les obligations légales : déclaration de confidentialité, cookies, identité si vous vendez.
- Publier et se faire connaître de Google avec la Search Console, gratuite.
Préparer son site internet : objectif, pages et outil
Un site sans objectif clair finit en brochure que personne ne lit. Cette préparation ne coûte rien, mais elle fixe tout le reste.
Étape 1 : définir ce que le site doit obtenir
Écrivez en deux ou trois phrases ce que le site doit produire : des demandes de devis, des réservations, des ventes. Google demande la même chose à sa façon, un contenu pensé d’abord pour les visiteurs.
De l’objectif découle la liste des pages. Un artisan aura souvent un accueil, une page par prestation, des réalisations et un contact. Ce nombre de pages compte aussi dans le prix : chez Jimdo, la formule gratuite s’arrête à 5 pages, la suivante à 10.
Avant d’ouvrir un outil, remplissez un cahier des charges d’une page : objectif, public, pages, exemples de sites que vous aimez, budget. Notre modèle gratuit de cahier des charges se télécharge sans inscription.
Étape 2 : choisir entre Wix, WordPress et Shopify
Trois familles d’outils couvrent presque tous les besoins :
- Les constructeurs (Wix, Jimdo, Squarespace) : tout compris, hébergement inclus, abonnement mensuel.
- WordPress : logiciel libre et gratuit, installé chez l’hébergeur de votre choix.
- Shopify : la plateforme tout compris pour vendre en ligne.
WordPress équipe 40,1 % des sites du web selon W3Techs, Shopify 5,4 % et Wix 4,2 %. WordPress demande des notions techniques intermédiaires, reconnaît WordPress.com lui-même, mais vous laisse libre de tout changer. Chez Wix, un détail pèse : on ne peut pas changer de modèle de design une fois le site créé. Notre comparatif WordPress ou Wix détaille les forces et les limites de chacun.
Donner une adresse au site et un serveur pour l’accueillir
Ce sont deux achats distincts, à ne pas confondre. Le domaine est l’adresse du site, l’hébergement l’espace où vivent ses fichiers.

Étape 3 : un domaine en .ch
Le registre officiel des .ch s’appelle Switch, et il agit pour le compte de l’Office fédéral de la communication. On n’achète pas chez Switch : on passe par un registraire agréé, comme Infomaniak ou Hostpoint.
Les règles sont simples. Le nom compte de 3 à 63 caractères, et le premier qui le demande l’obtient s’il est libre. Nul besoin d’être suisse, en revanche les noms de communes et de cantons sont réservés.
| Registraire | Première année | Renouvellement annuel |
|---|---|---|
| Infomaniak | 6,00 | 9,90 (hors TVA) |
| Hostpoint | 5,00 CHF | 15,00 CHF (TVA comprise) |
| Green.ch | 4,90 CHF | Non affiché |
Regardez toujours le prix de renouvellement, pas celui de la première année. Le registraire doit aussi vous laisser transférer le domaine ailleurs à tout moment.
Étape 4 : un hébergement adapté à l’outil
Avec un constructeur ou WordPress.com, l’hébergement est inclus. Avec WordPress installé vous-même, il faut un hébergeur qui propose PHP 8.3 et une base de données récente. Trois offres d’hébergeurs suisses, relevées le 6 octobre 2026 :
- Infomaniak : dès 10,91 CHF par mois hors TVA, sauvegarde automatique comprise.
- Green.ch : formule S à 12,90 CHF par mois.
- Hostpoint : formule Standard à 15,90 CHF par mois, certificat SSL inclus.
Hostpoint offre 30 jours d’essai, Infomaniak un hébergement gratuit très limité avec un domaine. Un serveur en Suisse rassure vos clients et simplifie votre déclaration de confidentialité.
Construire : textes d’abord, design ensuite
Écrivez avant de dessiner. Un design pensé sans les textes se tord ensuite pour les accueillir, et le site perd en clarté.
Étape 5 : écrire les textes de chaque page
Chaque page répond à une question de votre client : quoi, pour qui, où, combien, comment vous joindre. Google invite à se demander « qui, comment et pourquoi » pour chaque contenu publié. D’expérience, c’est l’étape la plus longue. La technique va vite, les textes et les photos bien plus lentement. Prévoyez-les avant de monter la première page.
Pour un paysagiste, la page « création de jardin » annonce dès la première ligne la zone desservie et le délai moyen. Viennent ensuite trois réalisations en photo, puis un bouton de demande de devis.
Étape 6 : monter les pages et tester sur mobile
En Suisse, 46,6 % du trafic web passe par un téléphone, selon StatCounter en septembre 2026. Google indexe d’ailleurs les sites à partir de leur version mobile.
Testez chaque page sur votre propre téléphone, puis avec l’outil gratuit PageSpeed Insights de Google. Côté WordPress, limitez-vous aux extensions utiles : notre liste des plugins WordPress indispensables en retient dix.
Mettre le site internet en ligne sans oublier la loi ni Google
Deux étapes restent, et la première relève de la loi suisse.

Étape 7 : mentions légales et déclaration de confidentialité
Depuis septembre 2023, la nouvelle loi suisse sur la protection des données est en vigueur. Dès que votre site collecte des données, par un formulaire ou des statistiques, vous devez informer les visiteurs. Votre déclaration de confidentialité indique au minimum :
- Votre identité et vos coordonnées, en tant que responsable.
- La finalité de chaque collecte de données.
- Les destinataires, et le pays concerné si des données partent à l’étranger.
Les cookies suivent une règle à part. Vous devez signaler leur usage et la manière de les refuser, bien visiblement dès la première visite.
Si vous vendez en ligne, la loi contre la concurrence déloyale exige plus. Vous devez afficher clairement votre identité et votre adresse, e-mail compris, et confirmer chaque commande par e-mail. Le client doit aussi pouvoir corriger une erreur de saisie avant d’envoyer sa commande.
Jusqu’à 250 000 francs d’amende, sur plainte : c’est le risque si vous omettez volontairement d’informer vos visiteurs. En Suisse, c’est en principe la personne responsable qui est punie, pas l’entreprise.
Étape 8 : publier et se faire trouver sur Google
Une fois relié à l’hébergement, un domaine .ch répond en une heure au plus sur Internet. Google, lui, met plus de temps : l’exploration prend plusieurs jours, voire plusieurs semaines. Pour accélérer, suivez ces trois gestes simples dès la mise en ligne :
- Déclarez le site dans la Search Console, le service gratuit de Google.
- Envoyez le plan du site (sitemap) : facultatif sous 500 pages, mais il aide Google à trouver vos pages.
- Demandez l’indexation des pages clés avec l’outil d’inspection d’URL. Répéter la demande n’accélère rien.
Google ne garantit jamais qu’une page sera indexée. Les liens venus d’autres sites restent sa principale porte d’entrée : annuaire de votre métier, partenaires, presse locale.
Faire son site avec l’IA : ce qui marche et ce qui coince
L’IA livre une première version en quelques minutes, pas un site fini. Wix, Squarespace, WordPress.com et Hostpoint proposent tous un assistant de création.
Chez Wix, le site produit par l’IA est gratuit. Brancher votre domaine ou encaisser des paiements exige toutefois un forfait payant. Google accepte les contenus produits par IA s’ils sont utiles. Il sanctionne en revanche les pages produites en masse pour manipuler le classement, et demande de vérifier chaque texte. Une IA prédit une suite de mots probable : elle peut inventer un fait.
Un créateur IA affiché à 2,99 euros par mois chez Hostinger suppose 48 mois payés d’avance, soit 143,52 euros. Le renouvellement passe ensuite à 9,99 euros par mois.
Ce que coûte un site fait maison, en heures et en francs
Un site WordPress fait maison coûte environ 140 à 210 francs par an en Suisse, hébergement et domaine compris. Les constructeurs se paient en abonnement, et les heures dépendent surtout de vos textes.
| Méthode | Coût affiché | Ce qui est inclus |
|---|---|---|
| Wix Light | 9 dollars par mois, paiement annuel | Hébergement |
| Squarespace Basic | 12 dollars par mois, paiement annuel | Hébergement |
| Jimdo Start | 12 dollars par mois, contrat de 12 mois | Hébergement, domaine, sans publicité |
| Shopify Basic | 21 CHF par mois, paiement annuel | Boutique, hors frais de paiement |
| WordPress chez un hébergeur suisse | 11 à 16 CHF par mois, plus le domaine | Logiciel gratuit |
Wix, Squarespace et Jimdo affichaient leurs prix en dollars lors de notre relevé, hors de Suisse. Vérifiez le prix en francs au moment de payer, TVA comprise. Côté temps, la technique pèse peu. Installer WordPress prend moins de cinq minutes selon sa documentation, et un domaine .ch répond en une heure. Les heures partent dans les textes, les photos et les essais de mise en page.
À titre de comparaison, nos sites vitrines démarrent à 600 CHF, livrés en deux à quatre semaines. Notre guide pour créer un site internet pour une PME détaille les budgets de chaque option, du fait maison à l’agence.
Quelle méthode pour votre site ?
Répondez à quatre questions pour trancher entre faire et faire faire. L’outil propose une méthode, avec son budget et ce qui reste à votre charge.
Faire soi-même ou faire faire ?
Choisissez une réponse par question. Le calcul se fait dans votre navigateur.
Votre métier passe avant votre site ? Nous créons votre site vitrine en deux à quatre semaines, avec une maquette à valider avant tout acompte.
Découvrir le site vitrineFaire son site internet : les autres questions
Un site entièrement gratuit, c’est réaliste ?
Pour tester, oui ; pour une entreprise, rarement. Les offres gratuites imposent l’adresse du fournisseur, comme monsite.wixsite.com, et souvent de la publicité. Wix gratuit plafonne à 500 Mo de stockage et interdit votre propre domaine. Switch prévient en outre que cette adresse cesse de fonctionner si vous changez de fournisseur.
À qui confier son site si on ne le fait pas soi-même ?
À un indépendant ou à une agence, à condition de rester propriétaire de tout, du domaine à l’hébergement. Exigez aussi les accès administrateur et le code du site. Switch ne recommande aucun prestataire, et renvoie vers les registraires et les sociétés de création. Notre méthode pour choisir une agence web liste les signaux d’alerte à repérer avant de signer.
Un premier site est prêt en combien de semaines ?
Chez nous, comptez deux à quatre semaines pour un site vitrine, une fois les textes prêts. Fait maison, le délai dépend surtout du temps que vous y consacrez. Ajoutez ensuite le délai de Google. Selon lui, une modification prend effet en quelques heures ou en plusieurs mois, et il faut attendre quelques semaines pour juger de son effet.
- Huit étapes, dans l’ordre : objectif, outil, domaine, hébergement, textes, pages, obligations légales, mise en ligne.
- Budget WordPress fait maison : environ 140 à 210 francs par an, hébergement suisse et domaine .ch compris.
- La déclaration de confidentialité est obligatoire dès que le site collecte des données.
- Search Console accélère la découverte d’un nouveau site, que Google met des jours ou des semaines à explorer.